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Innovations finance
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http://www.innovations-finance.fr/Article-1,3.html
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La directive MIF ouvre le chantier des SI
lundi, 14 janvier 2008
/ Charlotte Poupon
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La directive MIF est entrée en vigueur le 1er novembre 2007. Ses enjeux sont considérables qu’il s’agisse de stratégie commerciale avec une segmentation des clients et des obligations de conseil nouvelles, ou de la multiplication des venues (les lieux de négociation) et de la fin du monopole de la Bourse en France. C’est aussi un chantier informatique majeur. Microsoft a distingué huit grands secteurs d’intervention pour lesquels il a conclu des partenariats avec des acteurs spécialisés de chaque domaine :
- la classification des clients : il s’agit d’organiser la modélisation, la mise en œuvre et le stockage des documents pour le processus de classification des clients exigé par la réglementation, c’est-à-dire la répartition des clients en trois catégories (particuliers, professionnels ou contreparties éligibles), une démarche qui doit être menée et acceptée par les clients.
- Le reporting : il est désormais nécessaire d’établir un dossier unique par client, reprenant l’ensemble des transactions qui le concernent ; cela oblige les banques à rechercher des informations et des données dans des systèmes distincts, généralement organisés par produit, en silos. L’enjeu est celui d’une intégration de ces systèmes.
- La meilleure exécution consiste à s’assurer que les clients ont bien reçu la meilleure proposition pour leurs ordres. Il faut notamment que les banques soient capables de prouver la meilleur exécution, c’est-à-dire archiver au moment d’une transaction l’évaluation des différents coûts de transaction, les traces de l’exécution des données des marchés collectées en temps réel pour tous les indicateurs et sur toutes les places, avant et après négoce.
- L’internalisation systématique : la directive MIF ouvre la possibilité pour les banques de suivre leurs négoces sur leurs propres portefeuilles et de les réconcilier avec l’inventaire des titres en interne.
- La connectivité au marché : la directive MIF organise une concurrence accrue entre les Bourses traditionnelles, des plateformes alternatives existantes ou à venir et les intermédiaires qui pourront confronter les ordres de leurs clients en interne. En contrepartie, la directive exige une transparence renforcée et l’obligation de meilleure exécution des ordres. Du coup, les banques, les agents et les investisseurs doivent pouvoir relier leurs systèmes à n’importe quelle place de négoce.
- Le stockage des données de référence et l’historique des négoces : la directive impose des obligations d’archivage des données de marché et de négoce pendant au moins cinq années.
- Planification et test : pour compléter les solutions développées sur les obligations réglementaires, Microsoft propose un outil d’analyse de l’impact global de la directive MIF sur l’entreprise.
- L’intégration de systèmes : cet autre outil de la boîte Microsoft répond au besoin, généré par la directive MIF, d’intégration des systèmes internes au sein des institutions financières.