Innovations finance
http://www.innovations-finance.fr/Le-Web-est-un-canal-de-vente-a,31.html
Le Web est un canal de vente à part entière
lundi, 14 janvier 2008
/ Charlotte Poupon
Selon la dernière étude européenne de CapGemini Consulting, Crédit Agricole, EFMA et Microsoft, menée par Novamétrie, les dirigeants bancaires prévoient de réaliser près d’un tiers de leur vente sur Internet d’ici à 2011, soit le double des ventes actuelles sur le Web.
e-levier ? e-levier ?

Internet n’est plus considéré comme un levier de compétitivité interne, mais comme un levier de stratégie ou marketing business.

L’étude européenne de CapGemini Consulting, Crédit Agricole, EFMA et Microsoft, menée par Novamétrie (voir méthodologie ci-dessous), confirme qu’Internet reste une source essentielle d’information : 58% des internautes y recherchent de meilleures conditions tarifaires (34% dans l’édition 2006 de l’étude). Mais il devient un véritable canal de vente. Les ventes de produits en ligne ont augmenté : 37% des internautes sondés ont souscrit via le Web une assurance auto ou habitation (33% en 2006), 32% ont ouvert un compte (24% en 2006), 32% ont souscrit des produits de placement (15% en 2006) ; viennent ensuite les cartes de crédit et de paiement (respectivement 30 et 25%). La France est cependant à la traîne : seuls 22% des internautes français sondés ont souscrit une assurance auto ou habitation.

L’offre s’améliore

Face à cette demande, l’offre s’améliore : la note globale attribuée par les internautes aux sites bancaires passe entre 2006 et 2007 de 7 à 7,73. Internet n’est plus considéré comme un levier de compétitivité interne (économie de coûts), mais comme un levier de stratégie ou marketing business (augmenter le chiffre d’affaires). Le quart des 50 dirigeants bancaires consultés estime que la montée en charge du Web en tant que canal de vente aura des conséquences significatives sur le réseau des agences : leur nombre ne va pas diminuer, en revanche leur taille se réduira. Autre élément significatif, en Europe du Sud, contrairement à l’Europe du Nord, les banques n’appliquent pas de politique tarifaire différenciée sur le Web : certes, sous l’effet de la concurrence, des tarifs préférentiels sont parfois consentis, mais ils ne relèvent pas d’une stratégie globale délibérée.

Les perspectives 2011

Les dirigeants de banque s’attendent à voir évoluer très vite la demande : le pourcentage de produits financiers vendus en ligne par rapport aux vente totales devrait passer à l’horizon 2011, de 22 à 47 % en Suède, de 18 à 42% au Royaume-Uni, de 12 à 22% en France. L’ Europe du Nord est aujourd’hui en avance sur l’Europe du Sud et ce décalage persistera dans les prochaines années.

Deux phases pour une enquête

L’enquête comporte deux phases :

• une phase qualitative : 50 dirigeants de banques européennes interrogés ;

• une phase quantitative : 4836 utilisateurs de services financiers en lignes.

Ces deux phases ont été menées dans 6 pays : Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède.


En visitant notre site Internet, vous pourrez télécharger ces documents :
• Livre blanc sur les comportements d’achat de services financiers sur Internet (2007), (PDF - 1.4 Mo)