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Innovations finance
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http://www.innovations-finance.fr/Petits-prets-entre-amis.html
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Petits prêts entre amis…
vendredi, 16 mai 2008
/ Charlotte Poupon
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T’as pas 100 balles ?
FriendsClear offrira des outils permettant de proposer un cadre sûr et normé pour les prêts entre amis.
Internet permet de revisiter les modes traditionnels de fonctionnement de la banque de détail, comme le montrent les BarCampBanks. Dans le domaine de la distribution de crédit en ligne, les innovations de rupture ont été peu nombreuses depuis le Cetelem et le Minitel (en 1983, le Cetelem a révolutionné la distribution de dossiers de crédit en permettant aux magasins de grande distribution d’établir des dossiers pour leurs clients via le Minitel) . Mais est apparu récemment, sur le net, le prêt de particulier à particulier (appelé social lending ou encore peer to peer lending) tel que le pratiquent Zopa en Grande-Bretagne depuis mars 2005 et Prosper aux Etats-Unis depuis février 2006. Selon le Gartner Group (février 2008), en 2010, les services financiers communautaires détiendront 10% du marché mondial de la distribution des prêts et du conseil financier aux particuliers. Il existe désormais dans la plupart des pays des plateformes de peer to peer lending… sauf en France.
Une lacune qui devrait être bientôt comblée : Jean Christophe Capelli crée FriendsClear, qui sera lancé fin mai. L’idée est de mettre à disposition des internautes des outils et un cadre normé pour faciliter les prêts entre amis ou membres d’une famille, à titre occasionnel. FriendsClear fournit un cadre contractuel, des échéanciers, l’ingénierie sociale nécessaire pour gérer des échéances impayées, en proposant des reports en fin de période de remboursement, etc… En termes de rémunération, la plateforme prélève une commission sur la mise en place de l’opération, sachant que plusieurs packages sont prévus. Par défaut, le prêt est considéré à taux zéro, mais il est possible de fixer un taux d’intérêt entre prêteur et emprunteur, en rappelant les règles sur l’usure et la référence aux taux bancaires. En 2006 et 2007, les intérêts perçus ont été selon la loi de finance, fiscalement déductibles, car ces financements « en famille » sont encouragés par l’Etat dans le cadre de la solidarité intergénérationnelle.
FriendsClear n’a pour autant pas le statut d’un établissement de crédit. Le risque final reste porté par le prêteur. La plateforme ne donne pas de garantie de bonne fin : elle se contente d’organiser en cas de problème une médiation, pour obtenir des renégociations, voire des abandons de créances. Elle ne collecte pas de fonds, ne prend aucun dépôt, ne fournit aucun moyen de paiement. De même, les prêteurs qui restent occasionnels et prêtent de faibles montants, ne sont pas considérés comme des banquiers. D’ailleurs, les banques ne devraient pas voir dans FriendsClear un concurrent potentiel. Elles sont de fait moins aptes à prêter dans le contexte actuel, notamment à des particuliers solvables mais avec des revenus irréguliers difficiles à intégrer dans leur modèle de gestion des risques. Les banques peuvent au contraire être intéressées à distribuer ce type de prêt en marque blanche comme un complément de leur gamme de financement.
Lors des rencontres annuelles du financement de l’innovation de Capital Week le 23 avril 2008, le projet a gagné le premier prix dans la catégorie du meilleur potentiel de croissance : une distinction qui lui donne une visibilité et une crédibilité facilitant la présentation du projet auprès des investisseurs. Car si FriendsClear a financé le démarrage de son activité, la société recherche encore 350 000 euros pour assurer sa croissance. Mais déjà existe autour de cette plateforme un écosystème sous forme de blogs et de forums de ceux qui recommandent le principe et en discute l’utilité…
Un lancement imminent.
Avant même son lancement, FriendsClear ce fait une place sur le web avec un blog qui retrace l’aventure. http://friendsclear.com